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La France compte plus de 4 700 radars, mais environ un sur cinq est hors service car les caméras sont régulièrement vandalisées à la peinture, au marteau ou par le feu, selon Franceinfo. Au cours des dix dernières années, plus de 49 000 incidents ont été recensés. Le coût de remplacement d’un radar peut atteindre 200 000 euros. La facture des réparations et des remplacements s’est élevée à 340 millions d’euros pour l’État français en 2025.
Ces radars sont particulièrement pris pour cible lors de manifestations, comme celles du mouvement des "Gilets jaunes" et des agriculteurs. De nombreux automobilistes y voient un moyen pour l’État de générer des recettes plutôt qu’un moyen d’améliorer la sécurité routière. L’État fait quant à lui valoir que les excès de vitesse jouent un rôle majeur dans les accidents mortels.
Sur les 889 millions d’euros de recettes générées par les radars en 2025, 340 millions seront consacrés à leur exploitation et à leur entretien.
Certains radars sont particulièrement lucratifs : près de Montpellier, par exemple, un radar enregistrerait plus de 1 000 excès de vitesse par jour.
La dégradation des radars est pourtant passible de lourdes sanctions en France. Pour avoir apposé des autocollants ou des graffitis, ou encore obscurci ou recouvert les vitres d’un radar, l’auteur s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 euros et à une peine de travail d’intérêt général. Quiconque détruit ou endommage un radar (par exemple par incendie volontaire ou vol) encourt une peine encore plus lourde : une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 euros et 5 ans d’emprisonnement. Si l’acte de vandalisme est commis en groupe ou par une personne masquée, la peine est encore plus lourde : jusqu’à 100 000 euros d’amende et 7 ans d’emprisonnement.
(Image d'illustration : © Denny Müller via Unsplash)
