The Press Junction.
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27 juin 2026

Les États-Unis et l'Iran interrompent brusquement les pourparlers

Vice President Jd Vace holds a White House press briefing in Washington, United States, on June 18, 2026. He discusses the peace deal with Iran and its implications during the briefing. (Photo by Andrew Thomas/NurPhoto) ©picture alliance / NurPhoto | Andrew Thomas

Les pourparlers prévus aujourd’hui entre les États-Unis et l’Iran à Bürgenstock, en Suisse, n’auront pas lieu. Ils ont été reportés à la dernière minute, a annoncé vendredi matin le ministère suisse des Affaires étrangères.

Le vice-président américain JD Vance ne s'est donc pas rendu en Suisse pour les discussions visant à conclure un accord définitif avec l'Iran. C'est ce qu'a annoncé la Maison Blanche après la signature d'un protocole d'accord entre les deux pays.

Quelle est la raison exacte de cette annulation soudaine ?

Selon la Maison Blanche, ce contretemps inattendu s’explique par les préparatifs des prochaines discussions techniques, qui ne sont en effet pas encore finalisés. "La délégation américaine s’était préparée à partir dès que l’occasion se présenterait. Mais la logistique de ces négociations n’a jamais été simple ni prévisible", indique le communiqué. C’est pourquoi le vice-président Vance reste donc pour l’instant aux États-Unis. 

"Pour l’instant, le vice-président ne partira pas ce soi", a déclaré la Maison Blanche. L’Iran a indiqué vouloir d’abord voir des "signes de mise en œuvre" avant que les pourparlers puissent se poursuivre et a évoqué les attaques israéliennes persistantes au Liban comme un obstacle à une paix durable.

Le vice-président américain JD Vance a souligné en début de semaine que le délai de 60 jours pour parvenir à un accord de paix définitif entre les États-Unis et l’Iran commence à courir à partir de jeudi.

Selon le journal britannique The Telegraph, les pourparlers en Suisse n’ont été annulés qu’au tout dernier moment, ce qui a fait que tant les collaborateurs du vice-président américain JD Vance qu’un groupe de journalistes se tenaient déjà prêts sur le tarmac de la base aérienne Joint Base Andrews, d’où la délégation devait partir. De nombreux responsables et collaborateurs de la Maison Blanche étaient également déjà sur place en Suisse, dans l'attente de l'arrivée du vice-président.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a lui aussi reporté son voyage en Suisse.

Après la signature de leur déclaration d’intention mercredi, les États-Unis et l’Iran auraient dû entamer officiellement vendredi les négociations de 60 jours en vue d’un accord définitif, notamment sur le programme nucléaire. Le mémorandum est toutefois entré en vigueur.

La signature d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran doit donner le coup d’envoi de 60 jours supplémentaires de négociations en vue de mettre fin à la guerre. Le détroit d’Ormuz est toutefois déjà ouvert.

Cette période de 60 jours a donc démarré sur une fausse note. La Suisse continue toutefois de croire qu’un accord de paix effectif sera conclu : "La Suisse reste mobilisée et poursuit ses préparatifs", a déclaré Nicolas Bideau, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), à l’agence de presse Keystone-ATS. Le pays  "continue de s’engager pleinement pour favoriser le dialogue".

 

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