The Press Junction.
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24 mai 2026

Le patron de l'OTAN se réjouit : "5 000 militaires américains supplémentaires en Pologne"

Mark Rutte, Secretary General of the North Atlantic Treaty Organization (NATO) speaks as he meets United States President Donald J Trump in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, on Wednesday, October 22, 2025. The leaders are meeting to discuss continuing support for Ukraine. Credit: Aaron Schwartz / Pool via CNP/AdMedia ©picture alliance / CNP/AdMedia | CNP/AdMedia

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi, via un court message sur sa plateforme Truth Social, que les États-Unis allaient envoyer 5 000 soldats supplémentaires en Pologne.

Il s'agit d'une décision pour le moins surprenante, car Washington avait précédemment annoncé le report du déploiement prévu de 4 000 militaires américains dans le pays. En outre, les États-Unis avaient déjà décidé de retirer environ 5 000 militaires d'Allemagne. Cette mesure faisait suite aux déclarations acerbes du chancelier allemand Friedrich Merz au sujet de la guerre américano-israélienne contre l'Iran. Lors d'un débat scolaire, M. Merz avait notamment déclaré que les dirigeants iraniens "humiliaient" les États-Unis. Il a également soutenu que les États-Unis n'avaient pas de stratégie de sortie. Des déclarations qui étaient restées en travers de la gorge de Donald Trump. Ce dernier semble néanmoins avoir changé d'avis aujourd'hui. 

Mark Rutte, secrétaire général de l'OTAN, a donc réagi avec enthousiasme à ce revirement américain. Le fossé entre l'Europe et les États-Unis semble ainsi se réduire à nouveau.

Mark Rutte a "salué" la décision de Washington d'envoyer des troupes supplémentaires en Pologne. Le politicien néerlandais a toutefois souligné que cette décision ne modifiait en rien la dynamique selon laquelle les pays européens devront devenir moins dépendants des États-Unis sur le plan militaire. C'est ce que le patron de l'OTAN a déclaré vendredi dans la ville suédoise d'Helsingborg, où sont réunis les ministres des Affaires étrangères des 32 pays de l'OTAN.

"Nos chefs militaires sont encore en train de régler les derniers détails, mais je m'en réjouis, bien sûr", a déclaré M. Rutte, qui a toutefois rappelé la "trajectoire" sur laquelle se trouvent les États membres de l'alliance. "Pas à pas, nous devrons moins compter sur un seul allié, comme nous l'avons fait pendant longtemps avec les États-Unis."

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