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Le président russe Vladimir Poutine a menacé de lancer de nouvelles attaques contre les infrastructures ukrainiennes, "en réponse aux attaques contre la Russie". Il s'agirait du déploiement du missile Oresjnik, un missile balistique hypersonique à moyenne portée.
L'armée de l'air ukrainienne est au courant et se prépare à une éventuelle attaque russe. Dans un message Telegram publié vendredi matin, l’armée a averti qu’il y avait de fortes chances que la Russie lance, dans les 24 heures, un missile balistique à moyenne portée depuis le site d’essai de Kapoustin Yar, dans la région russe d’Astrakhan.
"Il est absolument nécessaire de prendre au sérieux toute alerte aérienne" , exhorte l'armée à la population. Le président Volodymyr Zelensky a également rappelé aux Ukrainiens de prendre ce message au sérieux dans les jours à venir et de se mettre effectivement à l'abri en cas d'alerte aérienne.
Jeudi soir, peu avant minuit, l’armée ukrainienne avait déjà déclenché une alerte nationale aux missiles balistiques qui a duré près d’un quart d’heure, mais aucun lancement n’avait alors eu lieu.
Cette annonce menaçante de la Russie fait suite à une déclaration de Vladimir Poutine, qui a affirmé que "les attaques de l'Ukraine nuisent à l'économie russe, mais que tout se rétablit rapidement".
Le redoutable missile Oresjnik
L'Oresjnik, ou "noisetier" en russe, est un missile hypersonique russe à moyenne portée qui atteint une vitesse de Mach 10 à 11, soit dix à onze fois la vitesse du son. Il a une portée maximale de 5 000 kilomètres, ce qui place toute l’Europe dans son champ d’action. Selon les experts, ce missile ne peut être intercepté par les systèmes de défense aérienne ukrainiens.
Production à petite échelle
Depuis 2024, l’armée russe a déjà utilisé ce missile expérimental au moins trois fois contre des cibles ukrainiennes : Dnipro, Lviv et Bila Tserkva, près de Kiev. Lors de ces attaques "de démonstration", le missile n’était toutefois pas équipé de véritables ogives. Poutine a affirmé par la suite que la cible près de Bila Tserkva était une "grange" et qu’il souhaitait observer "comment les choses se passeraient".
Les médias d'État russes présentent l'Oresjnik comme une arme révolutionnaire capable de causer d'énormes dégâts. Bien que Moscou ait peut-être lancé une production en série limitée, le nombre de missiles Oresjnik disponibles pour les troupes russes serait faible.
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