"Sans Trump, la Coupe du monde n’aurait pas pu avoir lieu ici"
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La 32e édition de la Coupe du monde de football démarre aujourd'hui. Les pays hôtes, le Mexique, le Canada et les États-Unis, accueilleront 48 équipes nationales masculines lors de cette Coupe du monde. Cependant, la situation géopolitique mondiale tendue fait que tous les pays ne sont pas accueillis à bras ouverts lors de cette phase finale. Et la politique migratoire de Trump ainsi que les guerres y sont certainement pour quelque chose.
Le coup d'envoi sera donné ce jeudi 11 juin. Le pays hôte, le Mexique joue le match d'ouverture contre l'Afrique du Sud. De nombreuses équipes se sont rendues cette semaine à leur "camp de base" dans l'un des trois pays hôtes. Mais ce long voyage ne s'est certainement pas toujours déroulé sans encombre. Ainsi, le capitaine de l’Irak a notamment été interrogé pendant pas moins de 7 heures, le photographe officiel de l’équipe irakienne n’a pas été autorisé à entrer aux États-Unis, un arbitre somalien de haut niveau a été renvoyé chez lui et les supporters iraniens n’ont pas obtenu de billets pour les matchs.
Toutes ces controverses ont éclaté avant même que le coup d’envoi ne soit donné. Le président de la FIFA, Gianni Infantino n’a donc pas pu faire autrement que de s’adresser longuement à la presse juste avant le coup d’envoi.
"Ces dernières semaines, trois thèmes reviennent sans cesse : l’Iran, les visas et le prix des billets. Ce sont des questions qui n’ont pas grand-chose à voir avec le football, mais auxquelles nous sommes confrontés dans nos pays hôtes et dans le monde", déclare Infantino.
Qu'en est-il de l'Iran ?
Le patron de la FIFA a raconté à la presse présente comment il était lui-même allé rendre visite à l’équipe nationale iranienne lors d’un match amical disputé en Turquie en mars. "Je leur ai alors promis que, s’il le fallait, j’irais moi-même chercher les joueurs en bus à Téhéran. Leur réponse ? Nous viendrons nous-mêmes en bus si nécessaire. Nous sommes qualifiés pour la Coupe du monde et nous voulons jouer."
"Il y a des défis à relever et ce n’est pas facile", souligne Infantino. "Mais je ne sais pas qui, vu les circonstances, aurait pu faire en sorte que l’Iran soit ici aujourd’hui. Je suis très heureux de la façon dont nous avons géré cela en équipe, pour qu’ils soient ici aujourd’hui. J’espère qu’il y aura une ambiance positive autour de leurs matchs, car c’est et ça reste du football."
Des billets trop chers ?
Le président de la Fédération internationale de football a également évoqué le prix exorbitant des billets. "Nous avons vendu plus de six millions de billets. Oui, il reste encore des billets à vendre, mais ils sont réservés aux supporters des équipes qui se qualifient pour les tours suivants. La demande de billets est sans précédent. Dix fois plus importante que jamais auparavant."
"Notre prix de base de 60 dollars est le plus bas pour n’importe quel sport aux États-Unis pendant les play-offs. De même, notre prix moyen d’environ 500 dollars est inférieur à la moyenne américaine", tente de rétorquer le président pour balayer toute critique.
Explications sur l’arbitre somalien
Infantino a été contraint d’évoquer également le cas de l’arbitre somalien qui s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis et a dû rentrer chez lui. Apparemment en raison "des liens avec des membres présumés d’organisations terroristes".
Infantino : "Trouveriez-vous normal que la FIFA impose à votre gouvernement qui il doit laisser entrer dans son pays et qui il doit refuser ? Ce qui est arrivé à l’arbitre somalien est regrettable. Nous essayons et nous engageons le dialogue. Nous cherchons des solutions. Mais parfois, il vaut mieux se calmer et se détendre. Se mettre à crier et à hurler a souvent un effet contre-productif."
L'arbitre somalien n'est d'ailleurs certainement pas le seul à s'être vu refuser l'accès aux États-Unis. De nombreuses demandes de visa ont en effet été rejetées. "Ce n’est pas non plus facile d’accorder des accréditations à 300 000 étrangers pour un tournoi. Malheureusement, le monde est très agressif et la sécurité passe avant tout. Il faut alors respecter certaines décisions. Nous ne contrôlons pas tout, car nous ne sommes pas les rois du monde."
Infantino ne regrette d'ailleurs pas que les États-Unis accueillent la Coupe du monde. "J’ai l’habitude de gérer les problèmes, car je fais cela depuis trente ans. Il est normal qu’il y ait des problèmes lors d’un événement de cette envergure. Aux États-Unis, mais aussi au Canada et au Mexique."
Éloges à l’égard de Trump
Infantino a également salué l’implication du président américain Donald Trump dans la Coupe du monde de football. "Sans lui, l'organisation du tournoi aux États-Unis aurait été impossible. J'ai de bonnes relations avec Trump. On parle de la plus grande puissance du monde. Il comprend mieux que quiconque ce que signifie l'organisation de la Coupe du monde."
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