The Press Junction.
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27 juin 2026

Trump insiste : "L'OTAN nous a laissé tomber"

United States President Donald J Trump meets with Mark Rutte, Secretary General of the North Atlantic Treaty Organization (NATO) in the Oval Office of the White House in Washington, DC, USA, on Wednesday, June 24, 2026. CAP/MPI/RS ©RS/MPI/Capital Pictures ©picture alliance / Captital Pictures | -

Le dirigeant de l’OTAN, Mark Rutte, a défendu les alliés européens à la Maison Blanche après les vives critiques de Donald Trump concernant leur rôle dans la guerre contre l’Iran. Dans le même temps, il a tenté d’apaiser le président américain en saluant son action contre l’Iran et la forte augmentation des dépenses européennes en matière de défense.

Mercredi, Donald Trump a déclaré que l’OTAN avait "laissé tomber" les États-Unis, car selon lui, les pays européens n’apportaient pas suffisamment de soutien dans ce conflit. L’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont notamment été pris pour cibles. Selon le président, les États-Unis n’avaient pas besoin d’aide, mais auraient apprécié que leurs alliés fassent preuve de loyauté.

Mark Rutte a présenté une version différente des faits. Il a souligné que 4 000 à 5 000 avions militaires américains avaient décollé d’Europe pendant la guerre. Ainsi, a-t-il déclaré selon CNN et Reuters, l’Europe constituait bel et bien une base opérationnelle cruciale pour les opérations américaines. "Dans l’ensemble, vos alliés européens ont été là pour vous", tel était son message à l’intention de Trump.

Le chef de l’OTAN a combiné cette défense avec de nombreux compliments. Il a souligné qu’il était important que Trump empêche l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, et a présenté un graphique intitulé "The Trump Trillion", destiné à illustrer la hausse des dépenses de défense européennes. Rutte souhaitait ainsi montrer que, selon lui, la pression exercée par Trump sur l’OTAN avait porté ses fruits.

Trump, quant à lui, a continué d’affirmer qu’il était surtout déçu, non pas tant par l’argent que par le manque de "loyauté". Il a toutefois fait l’éloge de certains dirigeants, dont le président turc Recep Tayyip Erdogan, et a affirmé que le président chinois Xi Jinping était également resté en dehors du conflit à sa demande.

La rencontre entre Trump et Rutte doit apaiser les tensions au sein de l’alliance, à l’approche du sommet de l’OTAN qui se tiendra en juillet à Ankara. Rutte tente ainsi de faire comprendre que les membres européens de l’OTAN contribuent davantage que ne le laisse entendre Trump, sans pour autant s’attirer ouvertement les foudres du président américain.

 

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