©Mercedes Mehling via Unsplash
Alors que le choc provoqué par l’horrible attentat perpétré lors de la Pride de Berlin n’est pas encore digéré, le journal belge Het Laatste Nieuws a révélé mardi l’histoire d’un jeune homme de 18ans qui comparaît devant le tribunal pour avoir voulu commettre un attentat contre la Pride de Louvain, dans le Brabant flamand.
En 2024, la police belge a réussi à déjouer un attentat contre la Pride de Louvain. Deux suspects devront répondre de leurs actes devant le tribunal en novembre de cette année. Selon les informations relayées par la presse, ce jeune Louvaniste, alors âgé de 18 ans, cherchait des armes pour l’attaque via Telegram et est ainsi entré en contact avec un agent infiltré. L’enquête révèle que le suspect, avec un complice, souhaitait faire le plus grand nombre possible de victimes lors de la Leuven Pride. "Les infidèles méritent de mourir", a-t-il notamment écrit sur Telegram. Il s’est radicalisé dans ses idées islamistes et visait clairement la communauté LGBTQ+.
Démasqué par un agent infiltré vigilant
L’affaire a été mise au jour à la suite d’une enquête sur un jeune homme radicalisé qui, avec un complice, souhaitait faire le plus grand nombre possible de victimes. Plusieurs jeunes suspects ont d’abord été interpellés, mais finalement, seuls le principal suspect, aujourd’hui âgé de 20 ans, et son ancien camarade de classe seront traduits en justice. Les deux hommes sont poursuivis pour participation aux activités d’un groupe terroriste et pour préparation d’un crime terroriste. Selon les informations parues dans la presse, ils risquent jusqu’à vingt ans de prison. Le suspect a passé plusieurs mois en détention provisoire avant d’être autorisé à quitter la prison sous conditions et muni d’un bracelet électronique, qu’il a toutefois perdu entre-temps. Selon les informations parues dans le journal, il pensait s’entretenir avec un trafiquant d’armes, alors qu’il s’agissait en réalité d’un agent infiltré.
L’enquête révèle en outre que le groupe avait pour objectif de frapper lors de la Leuven Pride en octobre 2024, car la Brussels Pride en mai 2025 leur semblait trop éloignée. Cette affaire illustre à quelle vitesse la radicalisation en ligne et la recherche d’armes peuvent déboucher sur des projets terroristes concrets.
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