The Press Junction.
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12 mai 2026

Un poisson-licorne extrêmement rare retrouvé échoué sur la côte méditerranéenne

©Sofia Rotaru via Unsplash

Sur la plage du Club de Tennis et de Voile de Milazzo, dans la province de Messine (Italie), un invité inattendu a fait son apparition, une créature qui se montre rarement. Il s'agit du poisson-licorne (Lophotus lacepede), une espèce mésopélagique qui vit dans les couches intermédiaires et profondes de l’océan et dont les observations en Méditerranée sont très rares.

Cette découverte a immédiatement attiré l'attention des experts en raison de sa valeur scientifique. Le spécimen, encore vivant au moment où il s'est échoué, a reçu de l’aide pour tenter de regagner la mer, mais il n’a malheureusement pas survécu. Un événement rare qui ouvre une fenêtre sur des écosystèmes qui restent habituellement invisibles.

La course des biologistes et les analyses scientifiques

Le biologiste Carmelo Isgró, directeur et fondateur de MuMa (Musée de la Mer de Milazzo), s'est rendu sur les lieux aux côtés d’Alessandro Magistri et de Gianni D’Angelo, qui avaient rapidement signalé la présence de l'animal. Après avoir été récupéré, le spécimen a été transféré à la Station Zoologique Anton Dohrn à Messina, où M.Isgró et le chercheur Pietro Battaglia procèdent actuellement aux analyses.

L'objectif est de comprendre les conditions qui ont amené l'un des poissons les plus énigmatiques du bassin méditerranéen jusqu'au rivage. Une fois les études terminées, l'animal sera exposé au sein des collections du MuMa, à l'intérieur du Château de Milazzo, ainsi qu’au Musée de la Faune de l'Université de Messina, devenant ainsi un témoignage tangible de la biodiversité des profondeurs marines.

Comme une créature mythologique

Le surnom "licorne de mer" ou "liocorno" évoque une image fantastique. Sur sa tête, se dresse une protubérance proéminente rappelant une corne, un détail qui contribue à son aura quasi légendaire. Son corps est allongé et en forme de ruban, s'affinant vers la queue. Il arbore une longue nageoire dorsale rouge composée de rayons flexibles qui parcourt presque tout son dos. Si ses nageoires anale et caudale sont minuscules, ses énormes yeux révèlent son adaptation à l'obscurité des profondeurs. Enfin, ses dents coniques, disposées en trois rangées irrégulières, sont des outils parfaits pour capturer de petits organismes pélagiques.

Au moment où il s'est échoué, l'animal a libéré un jet de liquide épais provenant d'une poche interne, une stratégie défensive rappelant celle utilisée par les céphalopodes. Un détail qui renforce l’intérêt biologique de cette découverte déjà extraordinaire. Encore une fois, la mer nous livre un fragment de ses mystères.

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