Une tasse de café sur 5 contient des traces de pesticides interdits
©Candice Picard via Unsplash
Vous aussi, vous êtes accro à la tasse de café ? Cela vous aide-t-il à tenir le coup pendant une journée de travail bien remplie ou une période d'examens exigeante ? Une nouvelle étude révèle cependant que cet "or noir" comporte également un inconvénient caché et surprenant pour notre santé.
En effet, une tasse de café sur cinq contient des traces de pesticides interdits dans l’Union européenne. C’est ce que révèle un nouveau rapport de l’ONG Coffee Watch. L'organisation met en garde contre le fait que des résidus de pesticides se retrouvent à nouveau dans nos tasses via la chaîne internationale du café, même si bon nombre de ces substances ne sont plus autorisées en Europe même.
S'appuyant sur plus d'une centaine d'études scientifiques, Coffee Watch affirme que la production de café dans de nombreux pays repose encore largement sur des substances interdites ou strictement réglementées dans l'UE. Selon un rapport parallèle de PAN Europe, des pesticides interdits se retrouvent également dans d’autres produits alimentaires sur le marché européen, et le café est l’une des catégories les plus touchées. La Commission européenne tient certes à jour une base de données répertoriant les substances autorisées et les limites maximales de résidus, mais les pratiques dans les pays producteurs s’écartent fortement des règles européennes.
Ce sont les agriculteurs et les ouvriers agricoles qui courent le plus grand risque. En effet, ils sont exposés de manière répétée lors du mélange et de la pulvérisation des produits, souvent sans protection suffisante, ce qui peut entraîner des intoxications aiguës. À plus long terme, le rapport souligne également un risque accru de cancer, de perturbations hormonales et de troubles neurologiques. Les riverains et les communautés locales sont également en danger, par exemple via l’eau contaminée ou les pesticides emportés par le vent vers les terres voisines.
Un cocktail de pesticides dans votre tête ?
Pour les consommateurs, le tableau est moins univoque, mais pas rassurant pour autant. Coffee Watch évoque la présence simultanée de résidus de plusieurs substances, dont les effets combinés sur la santé sont insuffisamment connus. Des études scientifiques antérieures montrent certes que la torréfaction et la préparation du café peuvent réduire considérablement les pesticides, mais ne les éliminent pas toujours complètement, en particulier dans le cas des substances chimiques qui résistent mieux à la chaleur. Cela explique pourquoi les producteurs ne peuvent pas simplement nous rassurer en affirmant que la torréfaction des grains de café détruit tous les résidus de pesticides.
L’ONG met également en lumière les dommages environnementaux. La culture intensive du café dégrade les sols, pollue les rivières et réduit la biodiversité, tandis que le changement climatique accentue la pression en favorisant l’apparition plus fréquente de ravageurs et en poussant les agriculteurs à utiliser encore davantage de produits chimiques. Coffee Watch plaide donc pour la fin de l'exportation de pesticides interdits en Europe, des contrôles à l'importation plus stricts et un soutien aux méthodes de culture agroécologiques telles que la culture à l'ombre et la lutte intégrée contre les ravageurs.
(©Candice Picard via Unsplash)
Canicule : accouchement insolite au bord de la route
- 27 juin 2026 17:00
La canicule fait fondre les glaciers suisses à un rythme record
- 27 juin 2026 17:00
Canicule : l'astuce que les Romains enseignent aux touristes
- 27 juin 2026 15:30
