The Press Junction.
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27 juin 2026

WhatsApp veut monétiser votre utilisation

©Dimitri Karastelev via Unsplash

WhatsApp se dote d’un nouveau directeur général avec une mission claire : générer davantage de revenus grâce à une application qui compte déjà plus de trois milliards d’utilisateurs, sans pour autant les faire fuir. Pour ce faire, Meta met en avant l’entrepreneur indien spécialisé dans la fintech Kunal Shah, tout en investissant 900 millions de dollars dans sa société CRED.

Shah est un nom bien connu dans le monde des start-ups en Inde, mais il reste encore méconnu de nombreux utilisateurs de WhatsApp. Il a fait ses débuts avec des entreprises telles que FreeCharge, puis a développé CRED pour en faire une plateforme fintech qui promet de récompenser les utilisateurs s’ils règlent leur facture de carte de crédit dans les délais. Meta le considère comme un "bâtisseur" doté d’une vision globale des produits, de la croissance et du comportement des utilisateurs.

Le moment choisi pour la nomination d’un nouveau PDG n’est d’ailleurs pas un hasard. WhatsApp est depuis des années l’une des plus grandes applications au monde, mais elle a jusqu’à présent généré moins de revenus que les autres plateformes de Meta. Le service était autrefois payant, puis est devenu gratuit et génère désormais des revenus modestes principalement grâce à des services professionnels, des options de paiement et quelques formats publicitaires tels que les chaînes sponsorisées. C’est ce que souligne BBC News.

Selon les experts, Shah correspond parfaitement à cette nouvelle phase. Joey Scheufler, spécialiste des réseaux sociaux, estime qu’il est logique que Meta recrute une personnalité issue du secteur des technologies financières, car celle-ci a l’habitude de réfléchir aux modèles économiques et au comportement des utilisateurs. D’autres observateurs considèrent également sa nomination moins comme une simple  "manœuvre financière" que comme un choix plus large en faveur d’une personne capable de développer les produits grand public. C’est ce qu’écrit The Times of India.

Les utilisateurs vont-ils fuir s’ils doivent payer ?

Le défi reste toutefois de taille. WhatsApp doit commencer à générer des revenus, mais ne peut se permettre de perturber l’expérience utilisateur. Des publicités dans les conversations privées ou des paiements obligatoires pourraient rapidement pousser les utilisateurs à se tourner vers des alternatives, préviennent les analystes. C’est pourquoi on s’attend davantage à une expansion progressive avec des fonctionnalités supplémentaires qu’à un changement radical de cap.

Il existe de nombreuses possibilités que WhatsApp pourrait explorer pour générer de nouveaux revenus : davantage de services payants, des fonctionnalités d’achat, des outils professionnels, des applications d’IA ou même un rôle financier plus large, comme des services de type bancaire. Shah semble d’ores et déjà s’engager dans cette voie ; il a en effet écrit sur X que l’écart entre l’actuel WhatsApp et son plein potentiel reste "énorme".

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