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La rencontre de Vladimir Poutine avec le président chinois Xi Jinping a été suivie de près par la presse. Le président russe a été accueilli en Chine avec beaucoup d'égards et cérémonies : salves d'honneur, défilés militaires et enfants agitant des drapeaux. Le chef d'État chinois a mis les petits plats dans les grands pour Poutine, juste après la visite de Donald Trump.
C'est du moins ce qu'il a laissé paraitre. Xi Jinping n'a pas semblé intimidé par son homologue russe. Après de nombreuses formalités protocolaires et des réunions sur d'éventuelles coopérations, le président chinois a renvoyé son homologue russe chez lui les mains vides.
Vladimir Poutine est rentré de Chine sans avoir conclu d'accord sur un nouveau gazoduc, ce qui entraîne de lourdes pertes pour l'entreprise publique Gazprom. Une situation qui survient alors que l'économie russe est déjà confrontée à une inflation galopante et une crise bancaire.
L'objectif principal de la visite de M. Poutine en Chine était pourtant de conclure un accord sur le gazoduc Power of Siberia 2 (Force de Sibérie 2). Ce projet, destiné à acheminer d'importantes quantités de gaz vers la Chine, est censé générer des revenus nécessaires à l'économie de Poutine et au financement de sa machine de guerre.
Les deux chefs d'État ne sont pas parvenus à trouver un terrain d'entente. Le président russe est repartir avec une "boîte vide" contenant quelques accords vagues, mais pas le contrat gazier dont il a désespérément besoin. Et l'économie russe n'a d'ailleurs pas tardé à réagir négativement à l'échec de cet accord lucratif. Avant même que Vladimir Poutine n'ait atterri à Moscou, les actions du géant de l'énergie Gazprom s'étaient effondrées de 3,5 %. En une journée, l'entreprise publique a perdu 1,75 milliard de dollars. D'autres sociétés cotées en bourse dans les secteurs du pétrole et de la construction ont suivi le mouvement.
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