The Press Junction.
The Press Junction.
27 juin 2026

Zelensky va gâcher les vacances insouciantes de nombreux Russes

Special Address by Volodymyr Zelenskyy, President of Ukraine session with BÃ_rge Brende, President and CEO, World Economic Forum, Switzerland; at the Official, on 22/1/2026 from 14:30 to 15:00 in the Congress Centre â Congress Hall (Zone C), Plenary. (special address/ukraine). ï_2026 World Economic Forum/ Ciaran McCrickard, Credit:World Economic Forum / Avalon ©picture alliance / Photoshot | -

"La guerre a commencé en Crimée et elle s’achèvera également en Crimée". C’est ce qu’a déclaré le président ukrainien en août 2022 lors d’un sommet réunissant les dirigeants mondiaux, au début de l’invasion russe à grande échelle. Et ces paroles s’avèrent aujourd’hui prophétiques.

L’Ukraine intensifie ses attaques contre la Crimée et semble vouloir, de plus en plus résolument, couper la péninsule de la Russie. La stratégie est claire : ne pas se contenter de frapper les infrastructures militaires, mais isoler progressivement la Crimée occupée, afin de rendre la région insoutenable sur les plans logistique et économique. C’est ce que rapporte RBC.

Les Russes ont envahi la Crimée ukrainienne fin février 2014, prenant le contrôle militaire des premiers points stratégiques de la péninsule le 27 février. La Russie a ensuite officialisé cette annexion illégale le 18 mars 2014. Le président ukrainien a déjà clairement indiqué à plusieurs reprises qu’il récupérerait la Crimée et refuse de céder le moindre centimètre carré de territoire.

Isoler la Crimée pour en faire une île

Le président Volodymyr Zelensky avait déjà clairement indiqué dès 2022 qu’il considérait la Crimée comme l’aboutissement de la guerre, et cette ligne de conduite se concrétise désormais sur le plan militaire. Depuis lors, l’Ukraine s’est systématiquement employée à affaiblir la défense aérienne russe et à créer des couloirs sécurisés pour les attaques de drones. 

Au cours des dernières semaines, des ponts, des voies ferrées, des dépôts de pétrole, des infrastructures électriques et des nœuds de transport ont été touchés, notamment autour de Chonhar et du pont du canal de Crimée du Nord. 

Ces attaques touchent une artère vitale pour l’armée russe. En effet, c’est par la liaison terrestre passant par les villes occupées de Marioupol, Berdiansk et Melitopol que s’effectue l’approvisionnement principal en armes, munitions, vivres et médicaments vers la Crimée et le sud de l’Ukraine. En endommageant les ponts et en perturbant le trafic ferroviaire, Kiev entend rendre ce corridor inutilisable. 

L’Ukraine tente également d’intensifier la pression par voie maritime : grâce à des drones navals, elle contrôle, selon ses propres dires, une grande partie des voies de navigation. C’est ce qu’on peut lire dans Internazionale.

Les vacances tombent à l'eau

Les conséquences sont de plus en plus visibles sur la péninsule. La Crimée est en effet une destination de vacances très prisée des Russes. Mais cette année, de nombreux Russes rentrent chez eux précipitamment et les vacances sont annulées. "Je veux rentrer à Moscou", s’exclame un Russe frustré, dont les propos sont rapportés dans Het Nieuwsblad

Selon le média Meduza, la Russie a limité la vente de carburant, rationné le ravitaillement et partiellement suspendu les activités touristiques, notamment les colonies de vacances pour les jeunes. Dans certaines régions de la Crimée, des coupures d’électricité ont déjà eu lieu et des restrictions d’approvisionnement en électricité ont été mises en place. Parallèlement, des sources locales font état de magasins vides, de problèmes d’approvisionnement en eau et d’une frustration croissante parmi les habitants et les touristes.

Pour les dirigeants ukrainiens, ce n’est pas un hasard, mais cela fait partie de la stratégie choisie. L’objectif n’est pas seulement de neutraliser les installations militaires, mais de faire de la Crimée un endroit où l’administration et l’armée russes ont du mal à s’imposer. Les responsables ukrainiens parlent ouvertement "d’isoler" la péninsule. L’objectif est de confronter Poutine à un message simple : la Crimée, en tant que bastion russe, devient de plus en plus vulnérable, et non plus forte, souligne Al Jazeera.

Les enjeux sont considérables. Si l’Ukraine parvient à isoler durablement la Crimée, cela pourrait accroître la pression sur Moscou pour qu’elle s’engage dans de véritables négociations.

 

Partager: